Afficher ses couleurs, toujours un crime ?

 

Chaque année, la condition des personnes LGBT tend à s’améliorer dans le monde. Des activistes et allié.es du monde entier ont permis ces progrès et y travaillent encore. Ces avancées ne sont cependant pas homogènes : dans de nombreux pays, il est encore dangereux d’afficher ses couleurs.

Être soi-même ne devrait pas être un crime, pourtant c’est toujours le cas dans 72 états. Beaucoup de pays ont fait des progrès dans la dernière décennie, mais il reste énormément de travail pour assurer des droits fondamentaux à tous. C’est pourquoi la lutte contre lhomophobie et la transphobie doit continuer.

QUELQUES CHIFFRES

carte droits LGBT dans le monde

26 états reconnaissent le mariage pour les couples de même sexe. 29 états reconnaissent leur droit à l’adoption.

124 états permettent les relations entre personnes de même sexe. Cela ne signifie pas pour autant que ces relations sont acceptées par la société. Dans certains états, l’homosexualité est légale, mais entravée par d’autres lois (ex : contre la propagande).

72 états criminalisent les relations entre personnes de même sexe.

8 états punissent les relations entre personnes de même sexe par la peine de mort.

Pour plus d’informations consulter le rapport de l’ILGA dont sont issues ces données

 

 

ENJEUX CLÉS

Les personnes LGBT font face à beaucoup de problèmes, mais voici quelques enjeux clés qui se retrouvent dans la quasi-totalité des pays.

Discriminations

109 états n’ont aucune loi protégeant les personnes LGBT contre les discriminations. Dans ces pays, il est légal de renvoyer une personne de son travail, de l’expulser de son logement et de lui refuser un service à cause de son orientation sexuelle, de son identité de genre ou de son expression de genre. Certains pays ont des lois qui protègent dans un domaine (ex : emploi) mais pas dans d’autres (ex : logement). Par ailleurs les lois peuvent dépendre des régions du pays.

Violences

Toutes les communautés de la diversité sexuelle et de genre peuvent être victimes de violences psychologiques et physiques. Cependant, ces violences sont difficiles à étudier, car elles ne sont pas toujours signalées. Par exemple, Transrespect versus Transphobia Worldwide rapporte 677 meurtres de personnes trans au Brésil entre 2010 et 2015.

Changement de mention de sexe

De nombreux pays ne permettent pas le changement de la mention de sexe sur les documents officiels. Ceux qui le permettent en font souvent un processus difficilement accessible qui comporte des exigences médicales, comme des chirurgies multiples, qui entraînent souvent la stérilisation de l’individu. Le degré de difficulté et les conditions d’accès au changement de mention de sexe et de nom dépendent des pays.

Thérapie de conversion

Cette pratique qui vise à « guérir » l’homosexualité ou la transidentité est interdite dans seulement 3 pays : le Brésil, l’Équateur et Malte. Elle peut prendre plusieurs formes dont la psychanalyse et la thérapie d’aversion (provoquer une sensation désagréable ou douloureuse lorsque la personne a des sentiments homosexuels). En plus de ne pas produire les résultats dont elle se vante, la thérapie de conversion peut causer de l’anxiété, de la dépression, voire des idéations suicidaires.

TÉMOIGNAGES

Justin

« Je viens d’une famille comme les autres. Ma vie a changé quand j’ai eu 14 ans et que j’ai réalisé que j’étais gai. Quand mes parents l’on appris ils m’ont demandé : « T’es PD ? » j’ai répondu « Non, je suis gai ». Ils ont confisqué mon ordinateur et mon téléphone. Ils ont arrêté de me parler, ils m’ont dit que j’étais la honte de la famille. J’ai commencé à manifester contre l’homophobie et j’ai été arrêté plusieurs fois. Je me faisais battre par la police et par les autres élèves à l’école. Je ne pouvais pas accéder à une bonne éducation alors je suis venu au Canada. »

 

 

 

 

 

Mona

« Ma vie au Burundi était compliquée. Ma famille ne m’acceptait pas comme femme trans, et le Burundi criminalise la communauté LGBTQ. Je ne pouvais pas prendre les transports en commun ou sortir librement par peur d’avoir des problèmes. J’étais la représentante légale d’une association LGBTQ au Burundi, alors on m’a accusée de faire la promotion de l’homosexualité et on m’a mis dans une prison pour hommes. Heureusement j’ai été relâchée et j’ai pu quitter le pays avant de me refaire arrêter. »

 

 

 

 

 

 

Ramy

« En Tunisie, être gai c’est être criminel. À partir du moment où tu nais, tu attends de te faire arrêter. J’ai eu beaucoup de problèmes à cause de mon activisme : des menaces de mort, des menaces de la police, des arrestations pour un rien, etc. J’ai un tatouage en arabe qui dit « Ils rentrent dans les maisons pour interdire l’amour ». À chaque fois que je le regarde ça me rappelle qu’en Tunisie, les gens peuvent avoir 3 ans de prison juste parce qu’ils sont gais, lesbiennes ou trans. »

 

 

 

 

 

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