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Thème 2007 On ne choisit pas son orientation sexuelle |
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Lorsqu’il est question d’orientation sexuelle, on cherche souvent à comprendre et parfois à trouver des responsables. Une foule de questions viennent à l’esprit :
- Vient-on au monde homosexuel, lesbienne, bisexuel, transgenre?
- Peut-on le devenir?
- Comment le devient-on?
- À quel moment cela arrive-t-il?
- De qui est-ce la faute? Des parents?
- Y a-t-il des expériences qui influencent l’orientation sexuelle?
- Est-ce parce que l’on n’a pas rencontré la bonne personne de l’autre sexe?
- Peut-on changer l’orientation sexuelle d’une personne?
- Est-ce génétique?
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On ne la choisit pas!
Voilà beaucoup d’interrogations sur l’homosexualité. Dans les milieux scientifiques, on se pose les mêmes questions, mais d’une toute autre manière : est-ce que l’homosexualité est innée ou acquise? Autrement dit, vient-on au monde avec son orientation sexuelle ou devient-on homosexuel, lesbienne, bisexuel ou bisexuelle selon ses expériences, son éducation ou au gré d’influences? Plusieurs chercheurs ont voulu trouver une explication à l’homosexualité. Ainsi, de nombreuses études ont été menées sur la question. De multiples théories sont avancées, mais il n’y a pas de consensus. Peu importe les théories, on peut affirmer qu’il y a consensus sur le fait que l’on ne choisit pas son orientation sexuelle et qu’il n’y a pas de méthodes pour la changer. |
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On la découvre!
La découverte de son orientation sexuelle est un moment important dans la vie. L’orientation sexuelle ne s’impose pas comme une révélation, on en prend conscience progressivement. La découverte survient souvent vers l’âge de la puberté, mais pas toujours. Sans trop comprendre ce qui leur arrivait, plusieurs personnes homosexuelles diront plus tard avoir ressenti une différence en bas âge. | |
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Bien dans sa peau La contribution des adultes au bonheur des enfants |
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| Les personnes homosexuelles, bisexuelles et d’autres diversités sexuelles peuvent-elles être heureuses autant que les personnes hétérosexuelles? Un sondage réalisé pour le compte de Gai Écoute indique que la préoccupation des parents est que leur enfant soit heureux. Ce n’est pas toujours facile, il faut l’admettre. Ce n’est pas l’orientation sexuelle qui rend parfois la vie difficile, mais l’homophobie environnante. L’acceptation et, principalement, la tolérance envers les personnes homosexuelles, bisexuelles et transgenres ont fait de grands progrès au cours des dernières années. Même si nous avons le privilège de vivre dans l’une des sociétés les plus ouvertes à cet égard, l’homophobie persiste. |
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Le dévoilement de son orientation sexuelle
Après la découverte et la prise de conscience de son orientation sexuelle, le dévoilement (coming-out) de celle-ci à ses parents, à sa famille et à ses amis constitue une préoccupation majeure, particulièrement chez les jeunes. Le dire est ressenti comme un besoin libérateur. La contrepartie sera l’attitude positive ou négative de l’autre. Il importe de bien évaluer la situation, de choisir la bonne personne et surtout le moment propice.
Les parents et la famille
Les parents ne souhaitent qu’une chose à leur enfant : le bonheur. Les jeunes gais, lesbiennes, bisexuels et transgenres ont besoin d’eux pour les épauler dans leur processus d’affirmation. On peut comprendre que des parents puissent être contrariés. Ils ont rarement prévu ce cheminement pour leur enfant, et ils ont besoin d’apprivoiser l’idée. |
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Les enfants de familles homoparentales
Avoir deux mamans ou deux papas n’est plus une situation exceptionnelle. Les enfants de ces parents se développent tout à fait normalement (Source : American Pediatric Association). Ils peuvent parfois subir les comportements homophobes du fait de leur situation personnelle. |
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La peur des réactions et du rejet par des proches et des amis amène souvent les jeunes gais, lesbiennes et bisexuels à taire leur orientation sexuelle. Parmi eux, certains sont victimes d’homophobie et s’abstiennent d’en parler de crainte que l’on découvre leur orientation sexuelle. Ils vivent dans l’isolement, sans le réconfort et le soutien des amis et des parents. |
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La lutte contre l’homophobie D’abord un climat favorable à l’inclusion |
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| Il est vrai que l’on demande beaucoup et sans cesse davantage à l’école. La question de l’orientation sexuelle ne doit pas constituer un fardeau pour l’école. Il s’agit plutôt de créer un climat où les élèves et les enseignants homosexuels se sentiront à l’aise et en sécurité. Aborder le sujet est l’occasion d’introduire des valeurs de tolérance, d’acceptation de l’autre et de respect des différences. |
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Les mots qui blessent
Il y a des mots qui font plaisir à entendre et il y a ceux qui blessent. À la question de l’homosexualité se greffe une histoire imprégnée de condamnations et de préjugés dont les traces demeurent toujours présentes. Si le sujet fait encore rire, les mots utilisés sont blessants. Les mots fif, tapette, tom-boy, butch, gouine, etc. sont des mots qui blessent, et leur utilisation à l’école devrait être découragée.
Rompre le silence
On ne peut demeurer silencieux face à la question de l’homophobie. Si cela n’a pas été fait, il faut inclure l’orientation sexuelle dans les politiques de l’école, combattre l’homophobie et réprimer la violence homophobe afin d’assurer la sécurité des jeunes gais, lesbiennes, bisexuels et transgenres. Il ne faut pas tolérer les moqueries mais encourager les initiatives de démystification de l’homosexualité et aborder cette dimension dans les programmes de prévention du suicide. |
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L’homosexualité n’est pas une cause de suicide. Toutefois, l’homophobie peut en être une. Plusieurs études ont démontré qu’au cours de leur période de crise d’identité sexuelle, les garçons homosexuels sont de 6 à 14 fois plus à risque de suicide que les garçons hétérosexuels. Les garçons et les filles ont besoin du soutien de la famille et de l’école. Il est rassurant de savoir que, sauf exception, ils réussissent à surmonter ces difficultés, à accepter leur orientation sexuelle et à s’épanouir. |
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Intimidation, taxage et harcèlement
L’intimidation et le taxage chez les jeunes ne sont pas des réalités nouvelles. Les victimes sont souvent des jeunes qui apparaissent vulnérables. Les jeunes gais et les jeunes lesbiennes, celles et ceux qui sont perçus comme tels, sont des proies faciles. Sans même que leur orientation sexuelle ne soit connue, on leur aura accolé une étiquette et ils devront en payer le prix. À titre d’exemple, les filles dont l’apparence ne correspond pas aux normes féminines et les garçons au physique fragile sont les premiers atteints; les adultes doivent donc leur accorder une attention particulière. | | |
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Une obligation
L’école a une obligation légale de prévoir des mesures pour faire échec aux manifestations homophobes, tout comme elle doit le faire pour les autres formes de discrimination. « Au nom de la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse, je tiens à rappeler que la discrimination sur la base de l’orientation sexuelle est interdite par la Charte des droits et libertés de la personne et qu’il est du devoir des autorités de prendre les mesures utiles pour combattre l’homophobie dans leur milieu. » - Marc-André Dowd, vice-président de la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse. |
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Jubran vs School District No. 44 (North Vancouver), 2005 BCCA 201
La Cour d’appel de la Colombie-Britannique a confirmé la décision du Tribunal des droits de la personne de la Colombie-Britannique. (Juban v. Board of Trustees, 2002 B.C.H.R.T.D. No. 10, 2002 BCHRT 10) qui a condamné la commission scolaire North Vancouver pour non respect des droits de la personne, dans le cas d’un étudiant qui a subi de l’homophobie de façon répétée. Dans sa décision, la Cour confirme l’obligation de la Commission scolaire d’assurer un environnement exempt de discrimination et de harcèlement. |
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