Résultats complets du sondage (PDF)
Un joueur de hockey homosexuel serait mal accepté dans une équipe professionnelle, selon 61 % des Québécois et des Québécoises.
À l’occasion de la première Journée nationale de lutte contre l’homophobie le 4 juin 2003, la Fondation Émergence, initiatrice de cette journée, a dévoilé les résultats d’un sondage Léger Marketing concernant la perception des Québécois et des Québécoises sur l’homophobie.
Baisers sur la bouche
Malgré une importante évolution des mentalités, les baisers sur la bouche entre deux personnes de même sexe suscitent toujours un important malaise chez 60 % des personnes interrogées lorsqu’il s’agit de deux hommes, et 53 % dans le cas de deux femmes.
Homophobie et sport
On se souviendra de la campagne de promotion de la Journée nationale de lutte contre l’homophobie dont les affiches montrent deux jeunes mariées s’embrassant sur la bouche ainsi que deux joueurs de hockey posant le même geste amoureux. Le sondage Léger Marketing s’est intéressé à cette situation. Les personnes interrogées avaient à se positionner quant à leur perception du fait qu’un joueur de hockey homosexuel puisse faire partie d’une équipe professionnelle. Elles ont été 61 % à répondre qu’il serait mal accepté au sein de son équipe, alors que 29 % ont répondu qu’il serait bien accepté. 10% ont refusé de répondre à cette question.
Autres questions
Les personnes interrogées ont aussi été invitées à se prononcer sur d’autres questions. Elles sont :
- 54 % à croire qu’un homme hétérosexuel serait plutôt mal à l’aise de subir un examen général par un médecin homosexuel, contre 35 % dans les cas d’une femme hétérosexuelle en situation comparable avec une médecin lesbienne.
- 30 % à être mal à l’aise à l’idée qu’un garçon fréquentant une école du niveau primaire ou secondaire ait un enseignant homosexuel, contre 69 % qui se disent à l’aise avec l’idée. Dans le cas d’une fille, les résultats sont sensiblement les mêmes.
- majoritairement, à 68 % contre 27 %, les personnes interrogées disent n’avoir jamais été témoins d’attitudes hostiles envers les personnes homosexuelles.
Marge d'erreur
L’étude a été réalisée au moyen d’entrevues téléphoniques effectuées entre le 23 et le 27 avril 2003. Sa marge d’erreurs est de ± 3,4 %, 19 fois sur 20.
Les autres sondages :